22 août 2008
Chroniques du Bout du Monde, de Stewart Paul
T1 : Par delà les Grands Bois
T2 : Le chasseur de tempêtes
T3 : Minuit sur SanctaphraxSanctaphrax
Il y a en fait 9 tomes (trois trilogies), mais je n'ai lu que les trois premiers.
Au début c'est pas terrible parce qu'il ne se passe pas grand chose... Mais ensuite.... Il y a des supers aventures ou on suit l'histoire de Spic. C'est un petit garçon qui devient adulte ( à 13 ans !!!) pour être troll des bois, mais Spic n'est pas comme les autres... Ça se passe dans un monde fantastique peuplé de créatures étranges, et il y a des magnifiques dessins qui nous aident à bien imaginer le monde.
Il y a beaucoup de suspense mais aussi de l'émotion et de la peur.
J'ai préféré le tome 3, parce qu'il se passe plus de choses et que Spic va vraiment partout dans "la Falaise". Et comme il voyage beaucoup, il rencontre plein de personnages bizarres et très bien décrits.
Je le conseille à partir de 10 ans (bon lecteur).
19 août 2008
Jordanie
Difficile de faire un choix de photos dans toutes celles qui ont été prises par moi même mais aussi par les 6 personnes qui m'accompagnaient dans ce treck. Paysage désertique, baignade en mer morte drolissime, bivouac magique, merveille de Petra, désert de sable rouge chaud et magnifique, habitants et guide très accueillants, une dernière petite journée de repos sur la mer rouge... et plein de souvenirs enmagasinés....
J'ai maintenant envie de me plonger dans "les 7 piliers de la sagesse", de Lawrence d'Arabie... homme aimé et controversé en Jordanie....
17 août 2008
Diverses lectures des vacances
Voici un petit aperçu de mes lectures estivales :
Déjà, première semaine, treck en Jordanie... je me suis contentée du guide du routard et de marcher plusieurs heures par jour dans des paysages de rêves !
J'ai été enchantée par :
Alessandro Barrico et son Ocean Mer.
On y suit le destin de plusieurs personnages qui vont se croiser dans une auberge tenue par des enfants étonnants, sur la plage, face à la mer.
Elisewin, jeune femme atteinte d'un mal étrange, proche de la mélancolie. Son père la protège depuis son enfance, l'entourant de mille soins. La mer pourra t-elle la guérir ?
Le Père Pluche, qui accompagne Elisewin et qui écrit un recueil de prières aux titres étonnants : "prière d'un médecin qui sauve un malade et qui , à l'instant où ce dernier se lève, ressent une fatigue infinie"
Plasson, peintre portraitiste qui a tout lâché pour faire le portrait de la mer, et n'arrive à produire que des toiles blanches
Bartelbomm, savant? qui écrit une encyclopédie sur les limites de la nature, et donc les limites de la mer...
Adams, ancien marin qui a connu l'horreur d'un naufrage et de la folie des rescapés...
A la fois livre de suspense et livre de poésie. Magnifique
"Geai était morte depuis deux mille trois cent quarante-deux jours quand elle commença à sourire."
"Geai, c'est un chant qui vient de l'enfance, et qui y retourne, pour rejoindre cet amour qui manque à tout amour" explique l'auteur.
Albain est un enfant rêveur, contemplatif, heureux de vivre, calme et gentil. Trop pour vivre dans ce monde contemporain.... Il noue un dialogue avec Geai, le fantôme d'une femme morte depuis longtemps.
Une petite merveille pleine de poésie.
J'ai bien aimé, sans plus :
Je ne suis pas très polar... mais recommandé par ma soeur et pendant les vacances....
Une belle histoire entre un fils de 12 ans et une mère qui l'élève seule. Vient s'intercaler un tueur de femmes et un voisin étrange... Un bon petit thriller.
Une relation dangereuse, de Douglas Kennedy
Un polar ? En tout cas une lecture un peu longue mais une bonne description de la psychologie des personnages, notamment une femme en depression post natale. Mais bon, rien de transcendant
L'affaire est close, de Patricia Wentworth
Je suis retombée dans le style délicatement surrané ou l'on boit du thé à longueur de pages et ou la détective est une vieille petite dame qui tricote (en buvant du thé). Un bon moment...
: Les bébés de la consigne automatique, de Ryu Murakami : Les destins parallèles d'Hashi et de Kiku, deux frères qui ont été abandonnés par leur mère dans la consigne automatique d'une gare. Tous deux, ivres de vitesse et d'excès, sombrent dans la violence des bas-fonds de Tokyo.
Trop de violence et sexe gratuit...
18 juillet 2008
Vacances
Farniente
Découverte
Lecture
Chaleur
Famille
Repos
Je pars pour 4 semaines, pas d'ordi, pas de blog....
A bientôt....
14 juillet 2008
La route, de McCarthy Cormac
Que dire d'un tel livre ! J'hésitais à le lire, trouvant le sujet trop sombre...l'ayant vu disponible à la bibliothèque, et le soleil étant (enfin) au rendez-vous.. je me suis lancée...
Je l'ai avalé en deux jours, sans avoir l'impression de tourner en rond... et pourtant, il ne se passe rien dans ce livre... mais quelle écriture !
Un homme et son jeune fils sont les survivants de l'apocalypse. Ils avancent sans répit vers le sud, les routes sont recouvertes de suie, il fait froid, il n'y a rien à manger, et des bandes de miséreux peuvent à tout moment les surprendre et les tuer pour les manger.
A chaque fois qu'ils rencontrent quelqu'un, ils se cachent, poursuivant vers le sud, vers un improbable eldorado. Le fils, lui, veut aider ceux qu'ils croisent... et le père essaye de lui faire comprendre que leur survie ne tient qu'à un précepte :chacun pour soi.
L'homme garde deux balles dans son revolver, pour ne pas qu'ils tombent vivant sur ces hordes de barbares. Mais si cela arrive, aura-t-il le courage de tuer son fils?
Dans cette noirceur, la bataille pour la vie vaut elle le coup ? Sobre, très très bien écrit, un univers terrible, une odyssée dépouillée, sobre. Une relation père-fils émouvante. Un suspense incroyable et intense. Magique. Je vais avoir du mal à lire un autre livre après celui là. Il va me falloir quelques jours pour respirer.
Le même avis de Sylire, Bellesahi et Sylvie
Extrait : "Il commençait à penser que la mort était enfin sur eux, et qu'ils devraient trouver un endroit pour se cacher où on ne pourrait pas les trouver. Il y avait des moments où il était pris d'irrépressibles sanglots quand il regardait l'enfant dormir mais ce n'était pas à cause de la mort. Il n'était pas sûr de savoir à cause de quoi mais il pensait que c'était à cause de la beauté ou à cause de la bonté. Des choses auxquelles il n'avait plus aucun moyen de penser jamais. Ils étaient accroupis dans un bois sinistre et buvaient de l'eau d'un fossé qu'ils filtraient à travers un chiffon. Il avait vu le petit en rêve allongé sur une planche dans une morgue et s'était réveillé terrorisé. Ce qu'il pouvait supporter à l'état de veille il ne le pouvait pas la nuit et il s'asseyait et restait éveillé de peur que le rêve ne revienne."
12 juillet 2008
Les déferlantes, de Gallay Claudie
Un livre que j'avais noté suite à de très bonnes critiques glanées dans des magasines littéraires ou non.
J'ai été un peu déçue au début par la lenteur de l'histoire... les redites, les non dits, et l'écriture "parlé" : "Il a fait non avec la tête", "sale temps, il a dit"....et puis... j'ai été prise par l'histoire de ces êtres en désespérance dans ce coin de terre et de mer rude et magnifique.
Il y a la narratrice, retranchée dans ce coin de terre depuis la mort de son ami. Solitaire, elle travaille pour le centre ornithologique et se demande si elle pourra un jour revivre.
Lambert, la quarantaine, qui a perdu ses parents et son petit frère dans un naufrage de leur voilier, quand il avait 12 ans, et qui revient dans ce village de vacances pour vendre la maison familiale.
Nan, la couturière des linceuls, vieille femme à moitié folle qui vient les jours de tempête sur la grève pour attendre que la mer lui rende ses morts.
Lili, tenancière du bar, écorchée vive par le non amour entre sa vieille mère et son père, Théo, ancien gardien du phare.
Et enfin Raphaël, sculpteur de statue de femmes aux corps torturés, et sa soeur, Morgane, qui vit de rien.
Chaque personnage a quelque chose à taire, quelque chose à chercher, une fêlure, un creux à remplir...
Ils vont se croiser, se rencontrer, s'observer.. sur fond du mystère d'un enfant "perdu". La question principale reste : peut-on vivre après un drame ? comment? pour qui ? pourquoi ? peut-on réapprendre à rire ? le pardon s'apparente-t-il à l'oubli ?
Un livre avec des très beaux passages, parfois un peu long, parfois un peu dense, mais que j'ai eu plaisir à lire.
Vous pouvez allez voir les critiques positives de Cathulu, Gawou
Extraits :
" Ça devenait tendu entre nous, trop compliqué.
Il regardait du côté du phare.
- Rien n'a changé, les maisons sont les mêmes, la lande... Les fils ressemblent aux pères, tout est pareil et pourtant... Théo, je voudrais le haïr, je n'y arrive plus.
- C'est ça qui vous fait si mal?
Ne plus souffrir de cette manière intolérable. Cette injustice de vivre quand les autres sont morts, et de survivre justement.
Survivre encore. Envers et contre tout.
Envers et contre la mort.
Et se surprendre, un jour, à rire."
" Je me suis assise jusqu'à ce que l'espace m'avale. Fasse de moi un être minéral en contemplation devant le monde."
04 juillet 2008
Tels des astres éteints, de Miano Léonora
Argl ! je ne sais toujours pas abandonner un livre en cours de route! Je pense toujours qu'un déclic va se produire et que je vais enfin retrouver l'étincelle qui m'avait plu dans d'autres titres de l'auteur..
Las... je suis engluée dans cette lecture depuis plus d'une semaine. C'est lourd, c'est long... aucun dialogue mais des pages entières de tergiversations et d'analyses sur la conscience de la couleur chez trois noirs qui vivent en France...
- Amok, jeune africain qui est en France pour suivre des études supérieurs. Sa famille est riche, il a toujours vécu en Afrique dans une grande maison. Mais il a eu une enfance accagée par la violence de son père vis à vis de sa mère, et par l'acceptation de celle-ci. C'est surtout pour fuir sa famille qu'il est venu en Europe, et il continu ses études sans y croire vraiment.
- Shrapnel vient du même pays, mais il a une rage en lui qui vient de ses origines. IL se voit comme une victime de la suprématie du "Nord" sur l'Afrique. Si il est venu en Europe, c'est pour mieux analyser ce "Nord" afin de lui faire payer la facture de l'esclavage ancien et actuel.
-Amandla est né en France, dans un département d'outre-mer. C'est la plus passionnée. Elle s'enflamme pour une histoire glorieuse ou les noirs retrouveront leur propre façon de vivre sur la "Terre-Mère" et milite dans un mouvement extrémiste.
C'est très intéressant cette question : qu'est ce que c'est d'être noir? En France il y a une occultation du phénomène et du coup l'émergence, depuis une dizaine d’années, de mouvements radicaux. Mais il y a dans l'écrit de léonora Miano un dénigrement "gratuit" que je n'ai pas apprécié.
Donc j'ai été très déçue par ce livre que je trouve plus proche de l'essai que du roman. Et je n'ai donc pas suivi la dédicace de ce livre "cette fenêtre ouverte sur tant d'insoupçonnés"
L'avis assez mitigé de Sylire. et beaucoup plus positif de Cuné. Vous pouvez allez voir le site de l'auteure ici
03 juillet 2008
Le temps est changeant !!!
beau soleil lundi ....
... et orage de grêle jeudi.. suivi d'un bel arc-en-ciel....
30 juin 2008
une journée à Saint-Malo
Une journée farniente à Saint Malo, marche, bateau, et les nombreux forts qui sont perchés sur des rochers aux alentours..
27 juin 2008
L'enchanteur et illustrissime gâteau café-café d'Irina Sasson, de Tiano Joëlle
Quand j'ai vu fleurir les critiques positives sur plusieurs blogs, j'étais assez sceptique. D'abord parce que je n'aime pas le café, ensuite parce que ce titre ne me disait tout simplement rien !
Il a fallu la persuasion de Goelen, qui m'a prêté son exemplaire il y a plusieurs mois, pour que je m'y plonge enfin.
Et bien sûr, j'aurais dû suivre votre avis dès le départ, car ce livre m'a enchanté !
Il est plein de poésie, d'émotion, d'amour et de rupture.
Irina à 100 ans, elle vit à Batenda, colonie française ou elle est arrivée à la suite de son mariage, en 1939. Chaque jours, pour faire fonctionner sa mémoire, elle se remémore la recette de ce gâteau. A chaque phase, un évènement de son passé refait surface : son mariage, la naissance de sa fille, la rencontre d'un homme, la mort en déportation de sa famille,... car à chaque fois qu'un imprévu est arrivé dans sa vie, elle s'est réfugiée dans sa cuisine pour confectionner ce gâteau.
Très beaux moments ou l'on revoit la vie de cette femme à travers la recette de ce gâteau. Et vous pouvez allez voir les nombreuses critiques positives de ce livre, chez Anne, Bellesahi, Cathulu, Florinette, Moustafette, Papillon, Sylire, Valdebaz, et tous ceux que j'oubli !
Extrait : "Depuis les contes de notre enfance, on sait que tout peut arriver une fois entrés dans la forêt.
Elle s'est refermée sur nous et nous avons perdu la mémoire de notre vie d'avant. Allégés de ce que nous étions. Demeuraient simplement nos yeux, nos oreilles, notre peau nos narines, et notre âme.
Il y a quelque chose de vertigineux à sentir son identité vaciller. Lorsque soudain s'efface tout ce qui nous avait inscrits dans nos vies, et que nous envahit une identité sensorielle impérieuse, jusque là confinée, réduite à peu de chose."




















